Avé chers tous.tes. :),

je me permets aujourd’hui un article relativement « vrac » et fourre-tout en cette période de fêtes, sur l’épineux sujet de l’écologie à Noël … Eh oui, entre les produits exotiques et luxueux qu’on fait venir de l’autre bout de la planète spécialement pour cette période, certains mets comme le saumon, le foie gras et les huîtres, ainsi que les coquilles saint-jacques consommés jusqu’à explosion de l’intestin mais également de la surenchère de cadeaux en plastique ou high-tech (mais si, cette fabuleuse montre tout-en-un qu’on ne savait pas qu’on voulait jusqu’à ce que sa publicité passe par là) affreusement gourmands en matières non renouvelables et qui feraient pleurer Greta Thunberg rien qu’à en zyeuter l’emballage.

Donc, cet article est un genre de fidèle miroir de ma galère actuelle pour accueillir ma famille tout en étant autant végétarien voire vegan que possible et respectueux de mes principes/ convictions écologiques. Oui parce que cette année je reçois ma famille, le nerf de la guerre se passera ainsi sous mon toit. Je l’ai déjà fait il y a quelques années, mais à l’époque ma seule préoccupation était d’arriver à nourrir tout ce beau monde sans devoir hypothéquer mon appartement; or, aujourd’hui, ma préoccupation est de nourrir tout ce beau monde sans rentrer dans les recettes et traditions classiques.

Première épreuve : le repas

Image et recette de la fondue de Mont d’or dans un potimarron : ici !

Au départ j’ai commencé par un coup d’oeil aux alentours en ayant des pensées posées et calmes ( « OH P**** mais c’est quoi ce bor***, il va me falloir des jours pour tout ranger !!! ») sur l’organisation de la réception. Puis j’ai eu un coup de fil maternel qui m’a remis les idées en place :  » tu as besoin d’aide pour cuisiner? »  » euh … cuisiner quoi ? ah oui, ce truc, le repas de Noël, humhum … ». Mes pensées déjà fort calmes et posées se sont ainsi bousculées (entre-choquées serait plus juste) : que cuisiner qui ne froisse pas les opinions diverses et variées tout en étant écologiques ?

Parce que les végétariens et vegans l’auront sûrement constaté : parler du régime alimentaire provoque souvent une réaction épidermique de type allergie cutanée quand ça ne se transforme pas en meurtre en bonne et due forme du scélérat végétarien doublé de vegan. C’est d’ailleurs assez curieux de voir comment quelque chose d’aussi simple que la nourriture (c’est peut-être différent dans un pays qui n’a pas hissé la gastronomie au rang de patrimoine culturel comme la France ?) peut provoquer autant de rejet et de blocage de la part des interlocuteurs. Depuis que j’en parle, notamment du fait que je refuse de manger poisson et crustacés (faisant de la plongée et ayant découvert avec émerveillement toute cette faune dans son milieu naturel, je me refuse désormais à m’en nourrir alors que la pêche détruit les fonds marins, tout autant la faune que la flore) et de plus en plus des produits animaliers tout court ( #VeganEnConversion), j’ai souvent droit au minimum à « mais c’est bon pourtant! », ce qui est on ne peut plus vrai et que je ne conteste aucunement. D’ailleurs l’odeur d’un repas « classique » me fait effectivement souvent saliver, là n’est pas la question.

Bref, un peu plus loin dans la conversation surgit souvent une réaction du type  » Ah mais moi je peux pas il me faut de la viande » (mots auxquels s’ajoutent mille « !!!!!! » et un regard féroce comme si je les avais menacé de d’ingérer de force uniquement des carottes crues jusqu’à leur trépas). En réalité, dans cette conversation, à aucun moment je ne les ai enjoint de faire pareil que moi donc … Parler de régime alimentaire ça brusque et bloque souvent les gens à qui on en parle et qui ne partagent pas ton avis. Soit. Comme je sais que c’est le cas dans ma famille, je souhaiterais pouvoir faire un repas de Noël qui soit au moins végétarien en grande partie et qui se fasse en douceur (en gros qu’ils s’exclament « mmmmmh c’est bon » sans noter que c’est une recette vegan- végétarienne (disons que végétarien sera déjà bien), mouhahaha les végétariens sont d’un vicieux … des scélérats de la pire espèce comme je le mentionnais plus haut).

A cette difficulté s’ajoute celle des ingrédients que je souhaite le plus locaux possibles et surtout de saisons :  » ah bah voilà je savais bien qu’elle voulait nous faire manger uniquement des carottes ! ». Effectivement, la liste n’est pas ultra longue 😦 , mais je pense pouvoir composer quelque chose d’intéressant : j’ai pensé à des empanadas végétariens au butternut, carottes râpées, noix grillées et fromage de chèvre ; un potimarron au mont d’or en plat principal ou autre à déterminer encore, et en dessert carrot cake vegan (puisque le glaçage peut aussi se faire avec de la crème de soja), ou sinon un cheesecake vegan (au yaourt végétal 🙂 ici vous trouverez une idée de base à assaisonner selon vos envies). Exit donc les litchis, les avocats, les oranges, les bananes, les mangues et tous ces aliments qui pèsent plus que mon propre poids en émissions CO2 (poids après fêtes de fin d’année s’entend 😉 ). Personnellement, je dois avouer que ça me donne en plus l’occasion d’imaginer de nouvelles associations pour nos aliments bien connus histoire de redécouvrir leurs saveurs sous une autre facette : je suis ainsi tombée sur une recette de velouté butternut (potimarron devrait aussi être savoureux) marié à de la châtaigne… Pourquoi pas aussi y ajouter quelques feuilles d’ortie à la vapeur pour la vitamine C et les protéines ? Miam j’en salive déjà !

A priori, ça devrait donc plutôt passer niveau gourmandise je pense 🙂

vegan carrot cake noël
Je vais effectuer la recette du blog la gourmandise selon Angie pour le carrot cake : la voici 🙂

Deuxième épreuve : le sapin

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Un article sur la fabrication de sapin en bois pour les intéressés : c’est par là

Ensuite m’a été posée l’inévitable question « tu as déjà décoré le sapin ? » … Ah oui, y’a ça aussi ; pour le coup, certes un sapin c’est naturel mais je ne cautionne pas trop l’idée de couper (donc tuer) un arbre pour une seule soirée (oui ok ça reste en place un mois environ mais le but reste quand même d’en profiter le soir de Noël) et ensuite … de le jeter 😥 . Donc, j’avais le choix entre pas de sapin (triiiiiste), un sapin en plastique (hors de question), ou une décoration avec des branches de sapin ramassées en forêt par exemple. J’ai finalement opté pour l’achat d’un sapin en bois flotté que nous pourrons réutiliser tous les ans ad vitam aeternam et qui assurera la présence symbolique de ses compatriotes restés gentiment en forêt et en liberté. Bon, j’aurais pu le fabriquer certes, ce qui aurait été bien mieux, mais je m’y suis pris vraiment trop tard. De manière générale mes achats cette année pour la décoration etc, essayent de toujours opter pour l’achat qui sera durable et réutilisable longtemps. Les décorations de toute façon sont le plus souvent en bois ou tissus chez moi.

Troisième épreuve : les cadeaux

Je vous renvoie à l’article du blog consommons sainement sur des idées cadeaux zéro déchet : par ici !

Bon, en vrai c’est sûrement l’épreuve la plus simple puisque nous avons établi une règle cette année : chacun achète / fabrique un cadeau pour une valeur de 20 euros et qui sera non pas destiné à quelqu’un en particulier mais que nous pourrons ensuite échanger etc… Du coup, je vais fabriquer et confectionner mes cadeaux. Je me suis récemment lancée dans la saponification à froid, donc offrir des savons faits maison avec amour ainsi que d’autres soins faits de a à z avec des ingrédients sains, locaux et écologiques me paraît pas mal. On peut évidemment y ajouter tout plein de choses en fonction de ses talents cachés (j’ai tenté de fabriquer des nids à oiseaux mais ils ne sont pas très esthétiques les pauvres -> massacre à la tronçonneuse !).

Sinon je pense que pour le reste de ma famille je vais offrir des cadeaux d’occasion si possible, faits-maison dans le meilleur des cas et surtout beaucoup d’amour 🙂 .

Ah et pour les emballages, j’avais l’an dernier recyclé du papier journal en papier cadeaux avec une décoration en origami par dessus, qui avait eu beaucoup de succès et que je pense renouveler cette année pour réutiliser ce qui sans quoi seraient des déchets… 🙂

Vous êtes arrivés au bout du parcours …

Voilà, épuisée par tant de défis, je pense qu’une balade en forêt suivi d’une séance de yoga me ressourcera de tant d’émotions à tenter de faire de Noël, la fête commerciale par excellence, une fête la plus sobre possible au niveau écologique.

Bon, la perfection n’est pas atteinte, mais l’important n’est pas d’être parfait mais constant (la méthode des petits pas appliquée non pas à l’intégration européenne mais à l’écologie)!

Je vous souhaite à tous de très belles fêtes pleines de joie, de rires et d’amour surtout ! ❤

4 commentaires sur « Le parcours du combattant d’un Noël écologiquement correct »

  1. Merci pour ce bel article, pleins d’idées positives, et bravo pour vos efforts écologiques.
    Si chacun faisait quelques efforts joyeusement consentis…
    Bien cordialement
    Benjamin

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    1. Bonjour Benjamin, merci pour ce gentil commentaire (j’ai donc des lecteurs dans cet océan virtuel !), mes recettes ont été bien accueillies … et le tout dans la bonne humeur 😉 ! Très belles fêtes à vous et bonne année par avance !
      Cordialement,
      Anna

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  2. Et oui tu n’as pas que un lecteur mais deux maintenant 👍, article très intéressant j’avais moi-même écrit un article sur le sujet « les fêtes de fin d’année en mode zéro déchet » je pense qu’il faut prendre conscience et ton article nous aide bien.
    Je me permets également de mettre mon article cela peut compléter ton billet de blog.

    https://nappilla.blog/2019/12/24/des-fetes-de-fin-dannee-en-mode-zero-dechet/

    Au plaisir de te lire à bientôt

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