Bonjour à tous.tes, et tout d’abord joyeux Noël ou fêtes pour tout le monde !
Avant cette période farouchement anti-diète que sont les fêtes de fin d’année, je vous parlais (ou bien parlais-je à mon écho?) de mon envie de végétaliser et « d’écologiser » mon Noël le plus possible, en passant par différents biais, comme notamment le fait de refuser l’exotisme des fruits et légumes traditionnellement présents au menu en cette période et de relocaliser les recettes, mais également de tester des repas végétariens ou mieux (selon ma perspective toute subjective qu’elle est), vegan ! Du coup, je me disais qu’un petit bilan s’imposait…
Sommaire :
- Les recettes et inspirations culinaires
- Un long chemin vers la transition alimentaire
- Des cadeaux écologiques … !
1- Les recettes et inspirations culinaires
Bon, clairement, la barre n’était pas non plus si haute que cela dans la mesure où je n’ai pas réalisé toutes mes recettes vegan, et où le plat principal et les entrées étaient végétariens. J’ai donc réalisé des empanadas végétariennes, un potimarron en fondue et un dessert ainsi qu’un goûter vegans, respectivement un carrot cake et un stollen allemand. Je suis tout de même clairement satisfaite (quelle fierté mal placée !) du fait qu’il n’y avait ni poisson, ni fruits de mer, ni foie gras ni charcuterie ni traditionnels toasts au saumon ni viande au repas… Et les recettes ont semblé plaire à tous les invités, personne n’a sourcillé ni souligné l’absence de viande/ poisson, ce qui me laisse à penser qu’il n’y a pas eu de frustration trop excessive. Pour les curieux, je vous joins ici les recettes que j’ai suivi. Je vous recommande particulièrement la recette du Stollen vegan qui était une pure merveille et délicieux, il a été dévoré en moins de temps qu’il n’en fallait pour découper des tranches 😉
Les empanadas végétariens

J’ai réalisé la recette de la pâte du blog de Laylita, pour une version végétarienne de la farce avec carottes, pommes de terre et chou vert et pois chiches (ces derniers réduits en une purée relativement grossière. Les ingrédients utilisés pour la farce sont locaux ou au moins français (pour les pois chiches), et revenus à la poële, pourquoi pas avec un peu de sucre ou de sauce tamari, de tahin ou autre, permettent d’ajouter une touche d’originalités à ces légumes du quotidien. A l’avenir, j’essayerai de faire la pâte vegan, qui peut sûrement se faire sur une base de pâte à pizza retravaillée … les test devront s’effectuer 😉
Le potimarron en fondue
Pour les végétariens et omnivores qui ne connaîtraient pas encore, c’est une recette à essayer, elle allège (tout est relatif nous sommes bien d’accord) une traditionnelle fondue et rend le fromage plus digeste grâce à la chair du potimarron qui accompagne à merveille un mont d’or que l’on fait cuire au four. On peut y rajouter des oignons, champignons, vin blanc, bref les limites sont l’imagination ! Après quelques recherches, j’ai pu trouver une recette de potimarrons farcis aux champignons et marrons (donc version vegan) qui mettent l’eau à la bouche… Je les imagine bien avec une farce aux haricots rouges également ou lentilles pour les marier avec les champignons ! Là encore, j’ai également choisis de cuisiner le potimarron à la fois pour sa simplicité et pour le fait qu’il est de saison et se trouve localement sans effort aucun.
Le carrot cake
Le fait de faire un gâteau à base essentiellement de carottes et compote de pommes provient de ma volonté d’utiliser ce qui est disponible en hiver en Lorraine. La compote de pommes remplace agréablement les oeufs et procure de la légèreté à la pâte 🙂 .
Pour le carrot cake du dessert donc, j’ai réalisé une recette vegan dont j’ai magnifiquement râté le glaçage, dans la mesure où j’ai eu la fâcheuse idée de vouloir mettre les ingrédients au bain-marie pour les mélanger… Ils ne se sont pas re-solidifiés, et par conséquent, le beau glaçage blanc onctueux qui est caractéristique du carrot cake était absent. Toutefois, pour le gâteau en lui-même, cette recette est à la fois fort simple, et à la fois très bonne ! Petit conseil donc pour ceux qui voudraient réaliser la recette : ne pas faire chauffer les ingrédients du glaçage ( ce n’était d’ailleurs pas indiqué dans la recette mais cela me semblait être sous-entendu… à tort !).
Le stollen

Alors là (*il s’agit d’un « alors là » prononcé avec enthousiasme et force étoiles dans les yeux*), cette recette est un véritable coup de cœur ! Mille mercis et bravos à Florab pour cette recette du pain traditionnel allemand à la pâte d’amande et aux fruits secs, elle était succulente 🙂 ! Pour le coup, si la recette est longue à réaliser ( dans la mesure où il faut laisser reposer et lever la pâte ainsi que la pâte d’amande faite maison), elle est cependant simple à suivre et a eu beaucoup de succès ! Je vais d’ailleurs la refaire pour le nouvel an 😉
Petit bilan culinaire
Pour ce premier Noël avec de la famille à la maison qui n’était pas (encore) au courant de ma transition végane, je ne voulais pas trop les brusquer ni donner l’impression de priver quelqu’un du caractère festif de Noël, c’est pourquoi je n’ai réalisé que partiellement des recettes végétaliennes. Toutefois, comme j’ai pu le constater par moi-même, toutes auraient pu se faire entièrement de manière véganes et tout aussi gourmandes; et celles que j’ai réalisé n’ont pas fait long feu! Avec un minimum de recul, cela aurait d’ailleurs été le plus simple, car tous les convives se seraient régalés et pour ma part je n’aurais pas eu à jongler entre ce que je pouvais/ ne voulais pas manger etc… ! Pour ce qui est du régal par contre, ces recettes et ce menus n’ont à mon avis, rien à envier à un menu traditionnel avec chapon et autres, je n’ai pas une seule seconde regretté le foie gras et les petits fours 😉
2-Un long chemin vers la transition alimentaire
J’en reparlerai dans un autre article, mais j’ai pris la décision de devenir végétalienne, donc ne plus manger aucun produit d’origine animale. Cela ne fait pas longtemps que j’ai pris cette décision de manière ferme et officielle, et bien que j’ai eu une alimentation essentiellement végétale depuis de nombreux mois, c’était fluctuant et je ne me posais (pas encore) d’interdiction concernant les laitages surtout. Donc, après avoir fixé mon menu pour Noël, j’ai pris ma décision concernant mon régime alimentaire : et là, eh bien, la difficulté de recevoir des convives s’est posé. Disons plutôt qu’il m’est d’un coup apparu la quantité de produits d’origine animale que j’utilisais dans mes recettes alors même qu’elle était majoritairement végétale (comme le fromage ci-dessus dans le potimarron ou le beurre pour les empanadas), dès lors que je cuisinais un peu j’avais repris l’habitude d’utiliser du beurre plutôt que de l’huile etc… Donc finalement, sans que je ne m’en sois vraiment rendue compte, les produits laitiers surtout, avaient repris une place presque normale dans mon frigo – avec du fromage blanc pour mon petit déjeuner, des œufs dans mes recettes et de la feta dans mes plats, du fromage sur des tartines …
Le repas de Noël n’a donc pas fait exception: certes, le fait qu’il soit végétarien m’est apparu comme une évidence, toutefois je n’avais pas encore fait le basculement vers l’étape végétalienne et ces repas festifs m’ont montré également qu’il me faudra encore faire un travail sur moi-même pour avoir des alternatives végétales qui me permettent de ne pas avoir envie de manger les produits d’origine animale qui me seront proposés et seront juste sous mon nez. Toutefois, j’ai également pu constater que lorsque j’avais mes propres plats végétaliens (que ce soit en entrée, plat ou dessert), la frustration n’était pas là du tout, sûrement car cela me permettait à la fois de me régaler mais également d’avoir ce sentiment de partager un bon repas, cette sensation de satisfaction par la nourriture qui nous est si chère et qui rassemble tant de gens de tous horizons 🙂
A bien des égards, ces fêtes auront donc été une manière de me mettre à l’épreuve, et de me donner un aperçu de ce qu’est être végétalien au milieu de personnes ne le considérant pas comme la norme. Ainsi, bien que mon annonce ait été plutôt bien accueillie, on a quand même souvent tenu à me trouver des contradictions, des « failles » qu’il y aurait dans le régime végétalien comme par exemple le fait d’avoir des tartinades et tapenades de légumes ( car « il s’agit d’aliments raffinés et industriels », ce qui est vrai en effet)…
En bref, il faut se justifier et être capable de répondre aux contre-arguments constants, ce qui donne le sentiment, parfois, que ses proches deviennent ses adversaires dans un combat qui ne dit pas son nom; même si bien sûr, mon plus redoutable adversaire dans les temps à venir sera moi-même et surtout mes habitudes alimentaires !
3- Des cadeaux écologiques … !
Cette année fut une première au niveau de l’alimentation mais également pour les cadeaux. Nous avons en effet fixé une règle : chaque personne devait offrir un seul et unique cadeau d’une valeur de 20 euros maximum. Non pas un cadeau à chaque personne de 20 euros mais un cadeau de 20 euros unique préparé par la personne, qui était ensuite tiré aléatoirement aux dés. Chaque personne qui tirait un six au dés pouvait piocher au hasard un des cadeaux (le nombre de cadeaux étant donc strictement égal aux nombre de personnes présentes), et ensuite les cadeaux étaient déballés. Le tour suivant donnait aux gens la possibilité d’échanger les cadeaux s’ils le souhaitaient, ce que nous n’avons pas fait.
C’était la première fois que nous instaurions des « règles » plutôt restrictives en matière de cadeaux et il faut bien dire que la valeur maximale de 20 euros a permis d’éviter des cadeaux qui seraient vraiment du luxe et une débauche consumériste d’objets en tout genre dont personne n’a besoin. Il a surtout été question d’objets artisanaux ou faits maison, comme de l’huile, des plantes séchées, des savons et confitures. J’ai simplement regretté pour ma part, que cela ait été anonyme pour ainsi dire, puisqu’en fabriquant mon cadeau, je ne pouvais pas l’adresser à quelqu’un en particulier et qu’il devait donc plaire potentiellement à tous et qu’il manquait ainsi l’attention que l’on porte aux sensibilités et traits de personnalités des proches. Néanmoins tout le reste était une bonne découverte : de transformer cela en jeu, de limiter la valeur commerciale pour obliger chaque personne soit à le faire elle-même soit à avoir un peu plus d’imagination que d’ordinaire était une agréable surprise !

Finalement ce Noël aura été plutôt sobre sur le plan écologique, il n’y a eu ni sapin « vrai » ou en plastique, ni gadgets électroniques très gourmands en métaux rares et en ressources naturelles, des recettes végétariennes bien accueillies … Ce qui laisse à penser qu’un Noël vegan bien préparé devrait être envisageable aussi 😉 ! Bien sûr rien n’est jamais parfait, et tout est améliorable, mais je voulais déjà vous donner un retour sur les recettes utilisées et leur perception / réception par des personnes étant omnivores. Peut-être que certains d’entre vous auront envie d’en tester pour le Nouvel An ? Pour ma part, je rêve déjà de mon stollen (oui je sais, je me répète mais que voulez-vous, j’en salive encore!) … 😉
Bonne année à toutes et à tous, et à très vite ! 😀
